Fête de Noël dans la famille de B. Les enfants excités et heureux sont couchés et moi aussi. J'attends B depuis quleques heures sans trouver le sommeil dans une maison que je ne connais pas. Il arrive, se couche, je câline et souffle un bonne nuit déjà engourdi par la torpeur de la fin journée.
B- « J'espère que je n'ai pas fait entrer le loup dans la bergerie. »
M- « ? … Que veux-tu dire, de quoi parles-tu et qui est ce loup ? »
Mes craintes sont justifiées, c'est bien moi le présumé loup qui entre dans la bergerie familiale de B...
En disant de tels mots, a-t-il seulement pensé qu'il avait été accueilli chez ma grand mère pour une semaine de ski 2 petits mois après notre décision de faire un bout de chemin ensemble ? A-t-il seulement pensé que toute ma famille le connaissait déjà ? Il avait rencontré tout le monde, visité toutes les demeures, côtoyé tous mes amis et vivait sous le même toit que mes enfants !
Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit là. Il n'a jamais compris pourquoi, ce qu'il disait était pourtant clair, non ? Et sans intention de nuire...
Durant notre difficile année 2010, je serai de nouveau qualifiée de "louve qui défend ses petits"...
Et bien oui ! Si c'est la manière de B de dire que je survie difficilement coupée de ma tribu et de mon équilibre de vie, je suis fière de faire partie de ces membres animaliers. Je pensais avoir trouvé Le Compagnon pour continuer ce chemin et nous défendre des difficultés du monde, je me suis trompée...
L'erreur est humaine...
Finalement, serais-je plus humaine qu'animale ?