lundi 2 mai 2011

Si mon témoignage aide d'autres personnes à retrouver leur liberté... c'est gagné !

Deux histoires "d'amour" à la suite aboutissant aux mêmes malaises :
Chantages affectifs
Chantages sexuels
Chantages financiers
Mais un gros travail (chantier !) sur moi débuté il y a 6 ans, qui commence à porter ses fruits !

La positive attitude du jour :

Je ne perdrai pas la magie qui est en moi et qui attire ces personnalités dérangées. Elle est bien trop précieuse et ils ne valent pas cette peine.

Je connais désormais mes faiblesses et j'apprends à les aimer pour que ces personnes ne les utilisent plus contre moi.
Je sais que je suis très forte aussi.


J'ai réalisé mes premiers pas d'individu sur le web quand j'ai découvert la magie d'internet. Un ami, pour me pousser à réagir après une rupture violente m'a conseillé de m'inscrire sur un site de rencontres avec des loisirs partagés. Pour moi, c'était une découverte, un apprentissage de la liberté. A 30 ans il était temps...

Cendrillon pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
Son bel amant a foutu l'camp

Avec la belle au bois dormant

Elle a vu cent chevaux blanc

Loin d'elle emmener ses enfants

(Téléphone)


Je m'étais mariée jeune, j'avais un peu peur du monde qui m'entourait car il ne m'avait pas réservé que des bonnes surprises (comme tout le monde, j'imagine) et la vie venait de me servir une belle épreuve bien râpeuse comme elle sait le faire. Mon mari (A) venait de partir après 12 ans passés ensemble et deux enfants. Il venait de se remettre en ménage avec ma meilleure amie elle même mariée depuis peu au parrain de ma plus jeune fille.... Bon, j'ai encaissé, j'ai gobé les pilules avec plus ou moins de résistance mais quoi faire ?

Dans cet apprentissage de la liberté, j'ai gagné des trésors inestimables :
- Des amitiés, des vrais.
L'amitié de quelques musiciens de mes groupes de l'époque : je m'amusais beaucoup avec un groupe de comédies musicales en amatrice et un groupe plus personnel de chansons pour jeunes enfants.
L'amitié de mes collègues de galère dans une école "bien chauffée" au milieu social particulièrement difficile.
- J'ai appris à aller vers les autres sans peur, à découvrir le monde qui était le mien et à me dire "pourquoi pas" plutôt que "pourquoi"...
(Je suis auteur compositeur déclarée à la SACEM en plus de mon travail dans l'Education Nationale depuis cette période, par exemple)
- J'ai appris à avancer et j'ai grandi. C'est parfois douloureux mais finalement, très enrichissant humainement.

Voilà, dans cette période j'ai rencontré B, mon ex-compagnon d'aujourd'hui, lors d'un rendez vous balade. Il était un peu en retard, il n'avait pas de pique nique, il était maladroit et a même fini par renverser le chocolat chaud dans mon salon (Car j'avais proposé à tout le monde un petit remontant post promenade). Il était assez drôle avec tout ça... Il s'est montré à l'écoute, il est passé me revoir, il a posé pas mal de questions pour me connaître et semblait s'intéresser à moi qui me croyais très insignifiante sur cette gigantesque planète. Bref... Nous étions ensemble à la fin de l'année. C'était chouette, une belle relation où j'avais l'impression d'être écoutée sans être jugée. J'avais un tel vide et mauvaise estime de moi que j'étais reconnaissante envers B du moindre regard ou intérêt qu'il me donnait. Le Prince charmant... (ben, oui... Re !)

Il y a eu des petits accrocs, certaines choses que je ne comprenais pas... Mais est-on toujours d'accord, surtout quand on est deux personnes différentes ? Mon expérience conjugale passée m'avait appris à prendre du recul, percevoir le plus important dans une vie à deux.
Et puis, je voyais la vie en plus joyeuse et jolie, MERCI !

A, mon ex-mari, n'a pas vraiment apprécié semble-t-il ce re-nouveau... Ressentait-il cela comme un affront ? Je pouvais vivre heureuse sans lui !
Le fait est qu'un enchainement de chantages affectifs
et financiers "grâce" au lien conservé pour nos enfants communs se sont multipliés...

B, mon ex-compagnon s'est appliqué durant nos 3 années communes à me faire découvrir et intégrer ces mots : personnalité de manipulateur pervers narcissique.
Il rattachait mon ex mari à la définition de cette personnalité, et développait autant qu'il le pouvait mes angoisses et mes craintes concernant mon avenir et celui de mes enfants. Tout cela dans ce contexte de chantages et passages devant le juge des affaires familiales...

Et puis une grande décision : construire notre famille à nous (B et Moi), acheter une maison ensemble, tisser un petit du bout de mon ventre... Nous visitions depuis 2 ans pour bâtir notre univers et nous venions de trouver LA MAISON qui serait notre nid. Du moins, c'est ce que je croyais.

B m'a alors montré d'autres facettes que je ne connaissais pas ainsi dans la durée et l'intensité. J'ai ouvert les yeux sur un "étranger".

A, mon ex-mari me demandait aussi de repasser devant le juge des affaires familiales pour obtenir la garde presque entière de mes enfants... Pour seul motif, le déménagement prochain dans LA MAISON occasionnant des trajets de 20 minutes supplémentaires matin et soir, que je prenais entièrement à ma charge mais qui allaient fatiguer les enfants... Ces enfants sont déjà plus proche de l'adolescence que de la petite enfance, voyez-vous... Et leur père se soucis de leur bien être quand cela concerne ses propres avantages, son emploi du temps ou son porte monnaie...

Si mes enfants sont fatigués c'est surtout lié à l'impossibilité de leurs parents d'équilibrer leur garde alternée !

J'ai fait passer la défense de l'amour pour mes enfants, qui ont besoin de cela pour grandir droit avant nos gros soucis de communication et de vie rencontrés avec B. On ne peut pas tout gérer d'un coup ! Je ne suis qu'une femme après tout.

Cela a abouti à ma fuite fin juillet 2010. Un nouveau moment de fortes tensions avec B où il m'a annoncé avec un discours toujours très logique, comme il en a l'habitude, que mon ainée était dangereuse pour lui et qu'il fallait l'éloigner de la nouvelle famille que nous allions reconstruire...

Oui, tous les scrupules qui pouvaient encore me ralentir depuis que nous avions débuté un travail actif avec un psychiatre se sont envolés.
Il ne s'agissait plus de ma propre survie, mais de celle de mes enfants aussi.

Depuis mon départ, psychiatre et association d'aide m'avaient prévenu... C'est l'enfer !
Les nouvelles règles de communication adoptées sont hyper destructrices. Ce n'est pas qu'avec moi d'ailleurs... Mes parents ont largement souffert eux aussi !
Autant mon divorce n'a pas fait beaucoup de bruits dans ma famille autant cette séparation (où il n'y a ni mariage, ni enfant) peut occuper des conversations autour de moi ! C'est hallucinant !

B tente d'atteindre et de salir mon père et des amis proches... Que dire d'autre... Qu'a-t-il à gagner en utilisant comme il le fait certaines informations (qu'il déforme ou amplifie) que je lui ai confiées dans notre intimité ?

Me confier ici sur ce blog afin d'extérioriser tout ce moche ne servira-t-il pas ses jeux malsains pour m'atteindre ?

Une histoire d'amour finie peut-être pire que moche quand on n'a pas fait attention à qui on avait vraiment à faire...
Mon égo, je ne lui fais plus de cadeau, les discussions franches sont le seul moyen à ma portée pour lutter contre l'obscurantisme dans lequel B souhaite me plonger.
Entendre et lire les rôles que B souhaite me faire porter me scandalise !
Par estime pour moi je dois aussi écrire clairement mon vécu afin de retrouver ma dignité.

Je reste Moi. Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort... Mais ça épuise beaucoup aussi...