Ce blog a rempli sa mission.
Je devais me reconstruire, pour moi et mes proches, c'est fait.
Ce n'est pas simple de se délier d'une relation toxique et souvent, par définition, hyper culpabilisante... Mais faisable.
Je ne peux que conseiller ces lectures :
« Poser sur un être humain un regard respectueux de ce qu'il est, c'est l'aider à être, plutôt qu'à paraître, c'est donc entrer en relation avec lui sur la base du respect que nous devons à l'être humain et encore plus particulièrement à ceux qui (trop blessés eux-mêmes) ne nous respectent pas.
Notre système d'éducation crée - bien trop souvent - des victimes qui peuvent devenir dangereuses quand elles ne sont pas reconnues dans leur besoin d'humanité. Et se reconnaître soi-même dans son besoin d'humanité, c'est d'abord arrêter de s'en vouloir des erreurs que l'on a commises, c'est arrêter de culpabiliser.
Avec la haine et le ressentiment contre ce qui, en nous, comme en l'autre,« aurait dû… », nous obtiendrons la soumission ou la révolte (regardez autour de vous !) jamais la rencontre, avec un être humain libre. La culpabilité est donc antinomique de l'amour de soi et du « prendre soin de soi. »
Ainsi que ce livre :
Parents toxiques : Comment échapper à leur emprise, de Susan FORWARD
B. semble avoir jugé bon de garder ce recueil avec quelques unes de mes affaires. Je l'avais acheté pour prendre connaissance de ce qui pouvait se jouer dans la conduite de mon ex-mari sur mes enfants et j'en avais discuté avec B. Cette lecture m'avait éclairé dans le sens qu'on ne peut pas être parent sans une dose de toxicité, le tout étant une question de nuances !
Je trouve que cette nuance est une
Sagesse qui manque de plus en plus dans ce monde de tout ou rien aux réflexions en noir et blanc.
"C'est l'adulte qui pose un problème, pas l'enfant. La meilleure thérapie que l'on puisse offrir à un enfant est sans doute un adulte stable, au cœur plein d'amour et de tolérance.
La question primordiale quand on élève des enfants, est de savoir comment les éduquer sans les briser.
Ce qu'on cherche à faire, c'est élever son enfant de façon à ne pas avoir à le contrôler, de façon qu'il soit en possession de tous ses moyens à tout moment. C'est de cela que dépend son comportement, sa santé et son équilibre"
(Citation trouvée au grès de mes lectures... Mais où ???)
Bref, j'ai enfin retrouvé celle que j'étais.
Je m'exprime comme bon me semble, j'ai retrouvé ma liberté et profite de ma vie.
Ma belle énergie reprend son envol.
J'ai confié à cette toile cybernétique mes soucis et vogué jusqu'au prochain petit bout de terre.
Je ne garderai dans mon livre de bord que le positif et retrouve mes bonnes nuits étoilées.
C'est si doux de ne plus se faire empoisonner par la PEUR, la COLERE ou la TRISTESSE de quelqu'un de pas suffisamment autonome et responsable pour gérer ses propres émotions !
Si je revoyais B. je ne souhaiterais lui dire que ceci :
Il ne faut pas craindre ses émotions et celles des autres tant que cela ne frôle ou n'empiète vers la pathologie...
Et toutes les émotions ne sont pas pathologiques !
Ce sont les émotions qui créent la VIE.
Ce qui m'a mise en colère contre moi c'est qu'instinctivement, j'avais vite ressenti le problème puisque je lui avais offert un cahier d'activités pour prendre confiance en lui et je me revois hésitante dans les rayons de la fnac face à un livre traitant des amours qui font mal...
Je me rappelle m'interrogeant face à ce sujet qui m'évoquait des situations vécues avec B.
Alors, je m'étais fait la remarque intérieure que finalement, celui à qui il faisait du mal c'était à lui même et que j'étais suffisamment forte pour me préserver de ses angoisses et violences qui lui appartenaient à lui et juste à lui...
Mon erreur vient que j'ai surestimé ma force.
On ne peut pas aider quelqu'un qui ne le souhaite pas.
On ne sauve pas ceux que l'on aime de la noyade en se noyant avec eux...
Quand son mal a commencé à m'atteindre, nous étions dans la tourmente de la reconstruction de notre MAISON.
Quand son mal s'est amplifié pour se projeter avec plus de violence encore que les quelques sursauts aperçus durant notre vie à deux, seule la fuite était raisonnable.
Je ne suis plus intoxiquée, je n'ai plus peur de ses sombres présages et menaces.
Je ne pense presque jamais avoir ressenti de la colère contre lui tant il était dans la souffrance, sauf quand son mal l'a rendu suffisamment non lucide pour oser toucher à mes enfants et mon père, tentant de m'atteindre encore plus profondément que ce qu'il ne l'avait déjà fait en osant manipuler un mauvais souvenir chez moi que je lui avais confié dans notre intimité (La fillette que j'ai été a été violée par un inconnu mais la femme que je suis a réussi à se construire avec).
La tristesse se dissipe et la joie illumine à nouveau mon esprit.
C'est bon de se retrouver, comme une amie qui rentre enfin chez elle après un long voyage initiatique !
J'aime le dire : La douceur de mes rêves rejoint la réalité de mes nuits...
Et mes jours s'en retrouvent tous arrosés aussi...
Ces inondations n'entrainant aucun risque de noyade, c'est juste bon à vivre !
Un jour, B. aura peut être le courage d'affronter ses responsabilités en me remboursant les travaux et les charges qu'il me doit. L'argent de la maison sera partagé selon le contrat signé chez le notaire et tout rentrera dans l'ordre pour tout le monde.
Ces biens sonnants et trébuchants ne sont plus que le dernier lien entre nous et j'espère qu'il saura le couper rapidement pour s'autoriser à vivre sans ses émotions extrêmes, ne laissant place qu'à la joie d'Être et le bonheur de vivre. Je lui souhaite.