lundi 30 janvier 2012

Prenez soin de vous, je m'occupe de moi ;-)


Ce blog est terminé tant qu'aucun autre acte toxique n'est commis.
Qu'il vive sa vie et puisse poser des mots pour des personnes en pleine tourmente.
Courage à vous !
La Vie est plus forte que tout. Il faut DECIDER de lui donner la priorité !
N'hésitez surtout pas à vous faire aider de professionnels qui sauront vous épauler pour rompre les liens qui vous empoisonnent, c'est leur métier !
Le psychiatre est bien le médecin des fous...
Est bien plus fou encore celui qui pense ne pas l'être !


Abonnez vous à Matin magique pour chasser le pessimisme qui pourrait subsister :
«L’art d’être sage, c’est l’art de savoir quoi laisser tomber.» – William James

Encore une dernière lecture très appréciée de mon côté, ayant tissé toute ma vie avec la passion du langage et des mots de notre belle langue :
Paroles toxiques, paroles bienfaisantes : Pour une éthique du langage, de Michel LACROIX

Prenez soin de vous, je m'occupe de moi ;-)

Concluons... Et passons à demain.

Ce blog a rempli sa mission.
Je devais me reconstruire, pour moi et mes proches, c'est fait.
Ce n'est pas simple de se délier d'une relation toxique et souvent, par définition, hyper culpabilisante... Mais faisable.
Je ne peux que conseiller ces lectures :
« Poser sur un être humain un regard respectueux de ce qu'il est, c'est l'aider à être, plutôt qu'à paraître, c'est donc entrer en relation avec lui sur la base du respect que nous devons à l'être humain et encore plus particulièrement à ceux qui (trop blessés eux-mêmes) ne nous respectent pas.
Notre système d'éducation crée - bien trop souvent - des victimes qui peuvent devenir dangereuses quand elles ne sont pas reconnues dans leur besoin d'humanité. Et se reconnaître soi-même dans son besoin d'humanité, c'est d'abord arrêter de s'en vouloir des erreurs que l'on a commises, c'est arrêter de culpabiliser.
Avec la haine et le ressentiment contre ce qui, en nous, comme en l'autre,« aurait dû… », nous obtiendrons la soumission ou la révolte (regardez autour de vous !) jamais la rencontre, avec un être humain libre. La culpabilité est donc antinomique de l'amour de soi et du « prendre soin de soi. »

Ainsi que ce livre : Parents toxiques : Comment échapper à leur emprise, de Susan FORWARD

B. semble avoir jugé bon de garder ce recueil avec quelques unes de mes affaires. Je l'avais acheté pour prendre connaissance de ce qui pouvait se jouer dans la conduite de mon ex-mari sur mes enfants et j'en avais discuté avec B. Cette lecture m'avait éclairé dans le sens qu'on ne peut pas être parent sans une dose de toxicité, le tout étant une question de nuances !
Je trouve que cette nuance est une Sagesse qui manque de plus en plus dans ce monde de tout ou rien aux réflexions en noir et blanc.
"C'est l'adulte qui pose un problème, pas l'enfant. La meilleure thérapie que l'on puisse offrir à un enfant est sans doute un adulte stable, au cœur plein d'amour et de tolérance.
La question primordiale quand on élève des enfants, est de savoir comment les éduquer sans les briser.
Ce qu'on cherche à faire, c'est élever son enfant de façon à ne pas avoir à le contrôler, de façon qu'il soit en possession de tous ses moyens à tout moment. C'est de cela que dépend son comportement, sa santé et son équilibre"
                        (Citation trouvée au grès de mes lectures... Mais où ???)

Bref, j'ai enfin retrouvé celle que j'étais.
Je m'exprime comme bon me semble, j'ai retrouvé ma liberté et profite de ma vie.
Ma belle énergie reprend son envol.

J'ai confié à cette toile cybernétique mes soucis et vogué jusqu'au prochain petit bout de terre.
Je ne garderai dans mon livre de bord que le positif et retrouve mes bonnes nuits étoilées.
C'est si doux de ne plus se faire empoisonner par la PEUR, la COLERE ou la TRISTESSE de quelqu'un de pas suffisamment autonome et responsable pour gérer ses propres émotions !

Si je revoyais B. je ne souhaiterais lui dire que ceci :
Il ne faut pas craindre ses émotions et celles des autres tant que cela ne frôle ou n'empiète vers la pathologie...
Et toutes les émotions ne sont pas pathologiques !
Ce sont les émotions qui créent la VIE.

Ce qui m'a mise en colère contre moi c'est qu'instinctivement, j'avais vite ressenti le problème puisque je lui avais offert un cahier d'activités pour prendre confiance en lui et je me revois hésitante dans les rayons de la fnac face à un livre traitant des amours qui font mal...
Je me rappelle m'interrogeant face à ce sujet qui m'évoquait des situations vécues avec B.
Alors, je m'étais fait la remarque intérieure que finalement, celui à qui il faisait du mal c'était à lui même et que j'étais suffisamment forte pour me préserver de ses angoisses et violences qui lui appartenaient à lui et juste à lui...

Mon erreur vient que j'ai surestimé ma force.
On ne peut pas aider quelqu'un qui ne le souhaite pas.
On ne sauve pas ceux que l'on aime de la noyade en se noyant avec eux...

Quand son mal a commencé à m'atteindre, nous étions dans la tourmente de la reconstruction de notre MAISON.
Quand son mal s'est amplifié pour se projeter avec plus de violence encore que les quelques sursauts aperçus durant notre vie à deux, seule la fuite était raisonnable.

Je ne suis plus intoxiquée, je n'ai plus peur de ses sombres présages et menaces.
Je ne pense presque jamais avoir ressenti de la colère contre lui tant il était dans la souffrance, sauf quand son mal l'a rendu suffisamment non lucide pour oser toucher à mes enfants et mon père, tentant de m'atteindre encore plus profondément que ce qu'il ne l'avait déjà fait en osant manipuler un mauvais souvenir chez moi que je lui avais confié dans notre intimité (La fillette que j'ai été a été violée par un inconnu mais la femme que je suis a réussi à se construire avec).

La tristesse se dissipe et la joie illumine à nouveau mon esprit.
C'est bon de se retrouver, comme une amie qui rentre enfin chez elle après un long voyage initiatique !

J'aime le dire : La douceur de mes rêves rejoint la réalité de mes nuits...
Et mes jours s'en retrouvent tous arrosés aussi...
Ces inondations n'entrainant aucun risque de noyade, c'est juste bon à vivre !


Un jour, B. aura peut être le courage d'affronter ses responsabilités en me remboursant les travaux et les charges qu'il me doit. L'argent de la maison sera partagé selon le contrat signé chez le notaire et tout rentrera dans l'ordre pour tout le monde.
Ces biens sonnants et trébuchants ne sont plus que le dernier lien entre nous et j'espère qu'il saura le couper rapidement pour s'autoriser à vivre sans ses émotions extrêmes, ne laissant place qu'à la joie d'Être et le bonheur de vivre. Je lui souhaite.

samedi 28 janvier 2012

Vivante



Enfant De Salaud - Album Mademoiselle - Berry
 

Espèce d'enfants de salaud
Fils de putain et fils de chien
Je n'irais pas trouer ta peau
Je te laisse ton scalp et tes os

Ne crains pas de balles dans ton dos

Oiseau de malheur, gibier de potence
Tu crains le toccin, la sentence
Ne redoute pas ma vengeance
Dans mes yeux plus de sanglots
J'enterre les colts et les couteaux
Même si je flanche un peu
Je ne te ferais pas ce cadeau

Qu'on le veuille ou non
Quand on a affaire à un
Qu'on le veuille ou non
C'est bien plus élégant, plus étonnant
De s'en sortir vivant

Mais je me fous du déshonneur
Du temps qu'il fait ou du bonheur

Je n'attends rien, vieux scélérat
Sombre vaurien, vu les dégâts
Très doucement je prends le vent

Je me souviens, je me rappelle
Un beau matin les hirondelles
Un duvet sur le crâne rasé
Le sourire sur la gueule cassée
Tandis que toi, fieffé salaud
Dans ta maison, tes compagnons
Ne sont que regrets et remords

Qu'on le veuille ou non
Quand on a affaire à un
Qu'on le veuille ou non
C'est bien plus élégant, plus étonnant

De s'en sortir vivant